Alain Duperay, exposition hommage
Du 13 au 22 mars 2026 – A la galerie Ronzière de Charlieu
ALAIN DUPERAY EXPOSITION HOMMAGE
Du 13 au 22 mars 2026 – Galerie Ronzière à Charlieu
Cécile et Laurent AUBANEL consacrent à la Galerie Ronzière de Charlieu, du 13 au 22 mars 2026, une exposition-vente en hommage à Alain Duperay, malheureusement disparu le 14 septembre dernier.
« Il est des expositions que l’on organise avec enthousiasme. D’autres avec conviction. Celle-ci, nous l’organisons avec émotion.
Nous étions amis depuis de nombreuses années. Au fil du temps, notre relation de galeriste à artiste était devenue un véritable compagnonnage. Nous avons partagé avec lui de longues discussions sur ses thématiques et sa technique, sur la couleur, sur la lumière, la matière et l’équilibre d’une œuvre. Et de nombreuses expositions. »
Mais évoquer Alain, ce n’est pas seulement parler de fidélité ou de parcours commun. C’est avant tout parler de la vitalité de sa peinture.
Vous pourrez admirer et acquérir les dernières œuvres de l’artiste du mardi au dimanche de 14h à 18h, ouverture le samedi 14 mars de 11h à 18h
Vernissage samedi 14 mars à partir de 11h à la galerie Ronzière, place des canuts, 42190 Charlieu.
L’exposition
Ses toiles sont habitées par la lumière du Sud, les ports baignés de soleil, les façades éclatantes, les ciels vibrants. On y retrouve les paysages méridionaux qu’il affectionnait tant, le port de Sanary ou celui de St Mandrier au-dessus duquel il vivait, les atmosphères maritimes de Bretagne, mais aussi des rues animées, des scènes de café, des instants de cabaret où la couleur devient presque musique.
Alain peignait comme il a vécu : avec sincérité et intensité. Sa peinture, solidement construite, oscille entre figuration libre et synthèse expressive. Les formes sont suggérées, les perspectives parfois bousculées, mais toujours au service d’un rythme. Alain travaillait la matière avec énergie : touches affirmées, contrastes francs, harmonies audacieuses. Il cherchait moins la description fidèle que la sensation juste. Ce qui compte dans son œuvre, c’est le mouvement, la chaleur, la présence humaine — même lorsqu’elle n’est qu’esquissée.
Les œuvres présentées à la Galerie Ronzière appartiennent à ses dernières années. Chaque toile porte la trace d’une réflexion aboutie, d’un geste sûr, d’une émotion contenue. Toutes les œuvres sont proposées à la vente.
Cette exposition représente une occasion rare d’acquérir une œuvre d’Alain. Mais au-delà de cela, il s’agit surtout de faire vivre son travail, de permettre à ses toiles de continuer à dialoguer avec d’autres regards, d’autres intérieurs.
Le vernissage aura lieu le samedi 14 mars à partir de 11h, en présence de sa fille Carole. Ce sera un moment simple et chaleureux, à l’image de l’artiste : passionné, attentif et profondément vivant à travers sa peinture.
« Lui rendre hommage dans cette galerie à taille humaine est pour nous un honneur. C’est une manière de continuer à faire vivre son œuvre, dans ce qu’elle a de plus essentiel : la joie des couleurs, la vibration des paysages et sa présence sensible du monde. »
Biographie Alain DUPERAY
Né en 1949 dans une famille modeste de neuf enfants, Alain se frotte très tôt à la réalité de la vie, des gens courageux, des travailleurs durs à la tâche… Tout comme Montet, il est jeune adolescent quand il commence à crayonner, dessiner, peindre. Il trouve son inspiration dans les spectacles de la rue, dans les terrasses de café, chez les marins, les filles, les « ordinaires » du pauvre peuple des villes qu’il rêve d’animer et de mettre en scène. Pourtant, dès 14 ans, il doit travailler comme son père dans le bâtiment.
C’est sa proximité déterminante avec Maurice Montet, dont il fréquente assidument l’atelier, qui sera décisive : il y rencontrera non pas un maître, mais plutôt un ami, un compagnon artistique auprès duquel il trouvera encouragements, conseils et… passion !
Lire la suite
Dès 18 ans, il sait qu’il « sera peintre » et sa vocation autodidacte s’enrichira tout au long de sa vie, comme pour tous les artistes, par ses rencontres avec les peintres connus de l’école lyonnaise du XXe siècle, par ses séjours en Bretagne ou en Méditerranée, par ses affinités à saisir la vraie vie, la sensibilité des personnages qu’il fréquente, la musique des lieux qu’il traverse.
L’artiste est avant tout un homme, jovial, ouvert, rieur. Il sait voir, observer et concentrer son instinct sur la toile, y projeter spontanément et librement son monde, les endroits et les gens qui l’ont marqué. C’est l’humain dans l’urbain que peint si bien Alain Duperay.
Dans un style décoratif travaillé mais réaliste, toujours plus vivant et coloré, il « ne peint bien que ce qu’il connaît bien ». Sa peinture n’est pas un calcul, ni une prédisposition, encore moins une posture. C’est bien plutôt une inspiration, une imprégnation, une aptitude certes innée à capter l’immatériel, la contemplation, la légèreté…
Rien d’abstrait dans son œuvre, au contraire. On y trouve les couleurs bigarrées d’un marché, le sourire ou la nostalgie des filles au bar des cafés, l’ensoleillement d’un jour d’été, la lumière insaisissable de la neige ou encore les pêcheurs à pied d’une plage sous la pluie… La fête, la tristesse ou même la détresse… Tout est vivant, animé, grouillant. C’est la sensibilité exacerbée du peintre pour les scènes quotidiennes qui s’exprime dans ses toiles, celle qui a vocation à nous faire « ressentir le beau par le sensible, l’émotion, la sensation ».
Amoureux, authentique, incisif et proche du réel, Alain Duperay considère que la peinture doit parler pour elle-même, « sans qu’on se sente obligé d’y superposer des commentaires ». Cette vision cézanienne de son art le place au rang des peintres « rétiniens » qui font parler la vie, la nature, les gens et les couleurs, pour notre simple et pur plaisir.
Jaunes, bleus et rouges jonglent avec leurs compléments dans une palette chantante, les teintes claires sont mises en exergue par les plus sombres dans une palette subtile, la dextérité des brosses, pinceaux et couteaux de Duperay crée l’air qui circule dans les arbres, les reflets de l’eau, la fraicheur et l’émotion des personnages dont le visage et la silhouette sont souvent juste esquissés.
Aplats, empâtements ou textures lisses résonnent en correspondance, toutes ses œuvres – qui ont rythmé sa vie – sont solides et franches, et pourtant ponctuées d’impressionnisme… Elles interpellent toujours le spectateur, à la manière d’un Carco, d’un Utrillo ou d’un Lautrec.
Elles ne laissent pas indifférent et, pour cause, puisque cet artiste chaleureux aime à nous rappeler qu’ « hormis l’amour et l’amitié, l’art est le plus court chemin d’un homme à un autre » …



